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Saturday, December 1, 2007

Marathon


Ce week-end j'ai couvert le Marathon de New York City. Il y avait plus de 39,000 coureurs de presque chaque pays de la planète qui ont participé à cette course, qui est l'un des plus grands marathons du monde. Heureusement, il faisait beau et la course s'est passée sans problème. Ce qui m'a vraiment frappé, c'était le fait que la ville en entier s'est arrêtée pour la course et tous les habitants sont descendus dans les rues pour soutenir les coureurs. Même si c'était tout à fait inopportun, il m'a semblé que tous les New Yorkais étaient très enthousiastes de faire partie d'une telle grande compétition.
Mais la veille, pendant l'épreuve du contre la montre qui détermine qui participe aux Jeux Olympiques, l'un des meilleurs coureurs américains est mort à cause d'une maladie inconnue cardiovasculaire. Tout le monde a été choqué quand il est tombé soudainement au cinquième mile. Je me sens particulièrement mal à l'aise, comme je fais mon premier demi marathon ce week-end. Si ça peut arriver à un athlète de haut niveau, ça peut arriver à n'importe qui!

Sunday, November 4, 2007

Thanksgiving au Québec



La semaine dernière je suis allée à Montréal pour fêter l ' Action de Grâces. Au Canada, ce jour férié a lieu chaque premier lundi du mois d'octobre. Tous mes amis américains s'en moquent parce que c'est la même chose que le «Thanksgiving »aux Etats-Unis (même avec les pèlerins et les indiens), mais ça tombe sur un différent jour de l'année. En fait. fêter en octobre est plus logique parce que la raison pour la fête est de célébrer la récolte, ce qui se passe d'habitude en octobre (au moins pour les canadiens, comme il fait froid plus tôt dans l'année). C'est impossible de les en convaincre ... mais ça n'a pas d'importance, parce que ce qui me rend heureuse, c'est que je peux fêter le Thanksgiving deux fois dans une année, et donc je mange deux fois de la dinde!
Outre la dinde, au Québec on cuisine la tourtière (une tarte à la viande hachée), la poutine (des frites avec de la sauce poutine et du fromage), et bien sûr une tarte au sirop d'érable. C'est vrai que, au Québec, l'Action de Grâces n'est pas grand' chose parce que c'est une fête protestante et la province est plutôt catholique, mais ma famille cherche toujours une raison pour cuisiner un grand repas ensemble! Le mardi suivant, nous sommes allés chez mes grands-parents en Charlevoix, une très adorable région bucolique au nord-est de Québec, sur le fleuve St. Laurent. C'était plus beau que ce dont je me souvenais. Bien que j'aime bien habiter à New York-l'énergie, la diversité, la culture- je sais que Québec sera toujours dans mon coeur.

Sunday, October 7, 2007

L'Iran à l'université new yorkaise de Columbia


Hier je suis allée à l'université de Columbia pour écouter le discours du président de l'Iran, qui était en ville pour un sommet à l'ONU. C'était ma première mission comme correspondante pour le New York Times. Quel commencement! La salle était bourrée d'étudiants, la plus grande partie d’entre eux était contre tout ce que le président Iranien représente: le terrorisme, le fondamentalisme islamique, la violation des droits de l'homme, et d'autres politiques nationales qui sont directement opposées à celles qui correspondent à une société civile. Même le président de l'université l'a dénoncé face à face comme un dictateur inculte et cruel. L'atmosphère était tellement tendue que tout le monde était préparé non seulement pour des manifestations, mais aussi pour des désordres physiques, ou pire, de la violence. En dépit de ces points de vue, tout le monde reconnaît que le président iranien était courageux de parler en face d'une salle pleine de critiques passionnés.
Mais ce qui m'a beaucoup impressionné, c'était qu'on habite un pays où l’on peut dire presque tout ce qu'on veut (bien sûr, il y a des limites), ce qu'on ne peut pas faire en Iran. Le Président Bush lui-même a dit que, si c'était son choix, il ne l'aurait pas invité à parler. Mais aux Etats-Unis, c'est l'autorité de la loi qui contrôle et pas les ordres arbitraires d'un dictateur. On a le droit de parler franchement de n'importe quel sujet, quelque offensif qu'il soit. C'est certain que Bush n'aurait pas la même opportunité en Iran. Comme journaliste, je crois que la liberté de parler est l'une des valeurs les plus fondamentales du système constitutionnel américain. Mais j'étais étonnée à quel point cette valeur est profondément acceptée par le public américain, et qu'elle n'est pas traitée comme théorie mais comme un principe qui guide la vie.

Monday, September 24, 2007

Nouvelles


Je m'appelle Sophie Charpentier, j'ai 30 ans, et je suis journaliste. Je suis née à Montréal, ou j'ai passé toute ma vie jusqu'à l'âge de 22 ans. A cette époque, quand j'ai terminé mes études à l'université McGill, j'ai décidé d'étudier le droit aux Etats-Unis. Mes parents sont des gens modestes, et pendant mon enfance ma famille n'avait pas les moyens de nous donner une vie de luxe. Donc quand je me demandais ce que je voulais faire comme carrière, j'ai tout d'abord pensé à l'argent. On m'a dit que les avocats américains gagnaient un salaire trois fois celui de mes parents, alors j'ai fait mes valises et j'ai commencé à étudier le droit à l'université de Duke. Après avoir reçu mon diplôme, j'ai travaillé dans un large cabinet d'avocats à New York, mais après une année de travail 90 heures chaque semaine sur des transactions d'affaire banales, je me suis dit « trop, c'est trop ! »

J'ai vraiment de la chance, parce que je viens d'accepter un poste comme journaliste avec le New York Times (qui est client de mon ancien cabinet). Je gagne un tout petit salaire, mais ça n'a pas d'importance parce que je suis enfin satisfaite avec ma vie. C'est vrai que je n'ai pas l'expérience journalistique, mais ça me viendra très vite.
Mon but, c'est de devenir rédactrice en chef, mais pour l'instant je suis contente d'apprendre les ficelles du monde journalistique